Histoire de Loures-Barousse


Quoique des vestiges archéologiques datant du néolithique aient été trouvés sur le territoire communal, le village de Loures-Barousse semble relativement récent.
Il aurait été fondé au XIVème siècle autour d'une petite chapelle dédiée à St Roch par les Cagots et les indésirables locaux. L'église primitive du XVème siècle qui se trouvait à l'emplacement du monument aux morts a été détruite au début du siècle dernier. Son autel est présentement à la chapelle Saint-Roch dans le quartier Saint-James.
L'église actuelle en a gardé quelques statues : une vierge en majesté et un Saint-Blaise vraisemblablement du XVIème siècle. Il faut voir aussi l'armoire de la sacristie et le siège du célébrant (œuvre de la famille Rogel).

Si certains bâtiments présentent des remplois de vestiges gallo-romains importés du site de Saint-Bertrand-de-Comminges / Valcabrère, la construction la plus ancienne de la commune est la ferme de Palouma d'époque Louis XIII et qui possède de très belles cheminées.

Longtemps situé à l'écart des voies de communication, en particulier de la route romaine passant à Saint-Bertrand-de-Comminges, le village, doit son essor à la mise en service, dans la deuxième moitié du XVIIIème siècle, de la voie royale reliant Montréjeau à Bagnères-de-Luchon (actuelle RD 825), dont on doit la création à l'Intendant d'Etigny (intendant d'Auch et de Pau de 1751 à 1767). A partir de cette époque, le bourg s'affirme au détriment des autres villages environnants et notamment de Mauléon Barousse.
Au XIXème siècle, le bourg se développe rapidement grâce à la proximité de la station thermale de Barbazan. La création de la voie de chemin de fer Paris / Bagnères-de-Luchon et de la gare participe grandement à cet essor. De cette époque datent la vocation et les infrastructures d'accueil touristique de la commune et le style architectural dominant du village.